La question du lien entre mode de gouvernance et performance des entreprises
nourrit également de nombreux débats chez les économistes. Favoriser le maintien
des entreprises dans le giron familial serait justifié si les performances économiques
de ces entreprises s’avéraient meilleures que celles connaissant d’autres changements
de gouvernance. Si la théorie économique nous apporte des éléments de
réponse, elle ne nous permet pas de conclure quant à la supériorité d’un mode de
gouvernance sur les autres. Pour certains, la transmission des entreprises familiales
à des descendants du fondateur générerait des externalités positives : leur vision
de long terme leur permettrait de réaliser des investissements plus efficaces et d’assurer
la pérennité de l’entreprise (James, 1999) ; ce type de transmission réduirait
les coûts d’agence qui peuvent surgir lorsque dirigeants et actionnaires ne partagent
pas les mêmes objectifs (Anderson et Reeb, 2003) ; et les repreneurs bénéficieraient
d’un effet réputationnel leur permettant de gagner la confiance des clients, des investisseurs
ainsi que de leurs employés (Sraer et Thesmar, 2007). A l’inverse, la
transmission familiale peut être néfaste à l’entreprise si le descendant nommé à la
tête de l’entreprise n’a pas les compétences requises (Caselli et Gennaioli, 2013…etc

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