Totalement intégrée dans l’économie globalisée, l’économie chinoise dépend certainement du
reste du monde (pour les capitaux à attirer, pour les matières premières nécessaires pour assurer
la production industrielle, pour les marchés extérieurs sur lesquels écouler la production, etc.). En
retour, l’économie mondiale est dépendante de la Chine, où une grande partie de la production
manufacturière mondiale est localisée et qui assure une large part de la demande mondiale, de
matières premières notamment. Cette situation d’interdépendance est parfaitement assumée par
le régime chinois, dont l’objectif n’est pas de s’en défaire.
Aujourd’hui, la vulnérabilité de la Chine réside en réalité dans la sécurité des flux, essentiellement
maritimes, d’approvisionnement (en particulier énergétique) et d’exportation de l’économie
chinoise. Pour le régime chinois, le problème fondamental n’est pas tant la dépendance de la Chine
vis-à-vis du marché que la position hégémonique des États-Unis sur les mers, en particulier autour
de la Chine. La Belt and Road Initiative (BRI) est l’une des réponses à ce problème.
C’est dans ce contexte que l’on doit analyser les rapports de la Chine au continent africain. Ceuxci
se comprennent certes à travers la dépendance de la Chine aux importations énergétiques, du
fait d’un mix énergétique encore largement dominé par les hydrocarbures. Néanmoins, l’intérêt
de Pékin pour l’Afrique, acteur émergent, mais au poids encore relatif sur la scène pétro-gazière
mondiale, dépasse la simple question des approvisionnements énergétiques et s’intègre dans une
stratégie d’expansion économique, géopolitique et stratégique plus globale qu’il ne faut pas sousestimer.

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