La flambée des cours de l’huile de palme en Indonésie illustre bien les effets indirects (ou « de second tour ») qu’une crise – en l’occurrence celle de la guerre en Ukraine – peut avoir sur une économie pourtant éloignée, dont la structure des échanges est peu liée à la zone de conflit. Elle met en lumière les comportements de consommation, les chaînes de valeur et la complémentarité ou substituabilité de certains produits. Car le phénomène de contagion ne s’arrête pas à l’Indonésie mais touche maintenant ses clients, Inde et Chine en première ligne, importateurs massifs de son huile de palme. Les dommages collatéraux du conflit sont encore loin d’être totalement visibles, et encore moins maîtrisés.

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