Le nouveau Mémorandum économique de la Banque mondiale sur le Maroc,« Investir dans le Capital immatériel pour accélérer l’émergence économique »,
est remarquable pour au moins trois motifs :
• C’est avant tout un rapport de prospective. Considérant, comme Fernand Braudel, que « l’avenir ne se prévoit pas, mais se prépare », ce Mémorandum propose des pistes pour construire le Maroc de 2040, et favorise, pour cela, la convergence avec les pays du Sud de l’Europe, un scénario cher à l’IPEMED depuis son projet « Méditerranée 2030 ». Et l’enjeu est de taille puisque le PIB par habitant du Maroc pourrait atteindre 45 % de celui des Européens du Sud en 2040 contre 22 % actuellement. C’est le scénario d’un pays émergent, stable politiquement, qui veut et peut jouer la carte de la jeunesse, du progrès et de la modernité en valorisant ses atouts et réduisant ses faiblesses. Celui-ci est optimiste, mais les projections de la Banque mondiale s’appuient sur un diagnostic réaliste du Maroc en 2016.

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