Pendant longtemps, on a pu dire que la Chine, contrairement à la Russie, cherchait davantage
à être aimée que crainte ; qu’elle voulait séduire, projeter une image positive d’elle-même dans le monde, susciter l’admiration. Pékin n’a pas renoncé à séduire, à son attractivité ni à son ambition de façonner les normes internationales, et il reste très important pour le PCC de ne pas « perdre la face ». Mais, en même temps, Pékin assume de plus en plus d’infiltrer et de contraindre : ses opérations d’influence se sont considérablement durcies ces dernières années et ses méthodes ressemblent de plus en plus à celles employées par Moscou. C’est un « moment machiavélien » au sens où Pékin semble désormais estimer que, comme l’écrivait Machiavel dans Le Prince, « il est plus sûr d’être craint que d’être aimé ». Ce qui correspond donc à une « russianisation » des opérations d’influence chinoises. Ce rapport s’intéresse à cette évolution, avec l’ambition de couvrir tout le spectre de l’influence, de la plus bénigne (diplomatie publique) à la plus maligne, c’est-à-dire l’ingérence (activités clandestines). Pour ce faire, il procède en quatre parties, présentant successivement les concepts, les acteurs, les actions et quelques cas.

For a long time, it was said that China, unlike Russia, was looking for more
to be loved than feared; that she wanted to seduce, to project a positive image of herself in the
world, arouse admiration. Beijing has not given up on seduction, its attractiveness and its ambition shape international standards, and it remains very important for the CCP not to "lose the face ". At the same time, however, Beijing is increasingly taking on the role of infiltrating and coercing: its influence trading has hardened considerably in recent years and its methods resemble
more and more to those employed by Moscow. It's a "Machiavellian moment" at
sense that Beijing now seems to believe that, as Machiavelli wrote in The Prince, "it is more sure to be feared than to be loved ". Which therefore corresponds to a "Russianization" of operations Chinese influence. This report examines this development, with the ambition to cover the whole spectrum of influence, from the most benign (public diplomacy) to the most malignant, that is to say
interference (clandestine activities). To do this, he proceeds in four parts, successively presenting concepts, actors, actions and some cases.

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