A l’orée du XXIème siècle, le Maroc est à la croisée des chemins en matière de
doctrine économique. Après avoir mené à bien une transition politique inédite dans le monde
arabe avec la mise en place d’un gouvernement d’alternance conduit par l’ancien opposant 1
au roi Hassan II, Abderrahmane Youssoufi, le Royaume Chérifien doit préciser ses choix en
matière commerciale, industrielle et géoéconomique.
C’est donc au sortir d’une période particulièrement féconde sur le plan politique mais
économiquement difficile que le Maroc s’est livré, à partir des années 2000, à un exercice de
réflexion sur l‘avenir de son insertion dans l’économie mondiale. Ceci intervient, de manière
très emblématique, juste après l’intronisation de Mohammed VI et moins de six ans après que
Marrakech ait abrité le sommet du GATT et la création de l’OMC. Lors de cet événement à la
résonance mondiale, un premier passage de flambeau symbolique avait été effectué, Hassan II
laissant le soin au prince héritier de présider l’événement. En quelque sorte, l’entrée officielle
du Maroc dans la mondialisation et sa vocation d’économie ouverte a été affirmée à ce
moment-là.
Lors des deux dernières décennies – 2000-2020 – le Royaume Chérifien a poursuivi son
ouverture économique et la diversification de ses partenariats s’est encore approfondie,
représentant le substrat de la position que le Maroc promeut à l’échelle mondiale.

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