Lors d’un événement co-organisé par le Fonds Monétaire International et l’Union Européenne, le vendredi 16 octobre 2020, en marge des Assemblées Annuelles du FMI-GBM, il a été procédé à la publication du premier rapport annuel de la plateforme internationale sur la finance durable (IPSF), dont l’avant-propos a été paraphé par M. Mohamed Benchaaboun, Ministre de l’Economie, des Finances et de la Réforme de l’Administration aux côtés de M. Valdis Dombrovskis Vice-President Exécutif de la Commission Européenne et des Ministres des finances des autres pays membres de la Plateforme.

L’IPSF est un forum multilatéral visant à faciliter les échanges et coordonner les initiatives  au niveau international en matière de finance durable. Sa mise en place s’inscrit dans le cadre des efforts mondiaux visant à atteindre les objectifs de l’Accord de Paris sur le changement climatique et les objectifs de développement durable des Nations Unies.

Fondée en octobre 2019 à l’initiative de  l’Union Européenne (UE), le Royaume du Maroc, l’Argentine, le Canada, le Chili, la Chine, l’Inde et le Kenya, six nouveaux membres ont rejoint la Plateforme en 2020 à savoir, l’Indonésie, la Nouvelle-Zélande, la Norvège, Singapour, la Suisse et le Sénégal, portant ainsi le total des membres à 14, représentant environ la moitié du PIB mondial, de la population et des émissions de Gaz à Effet de Serre. L’IPSF accueille également le FMI en tant qu’observateur, la BERD, la BEI et l’OCDE.

Le premier rapport de l’IPSF présente les principales mesures prises par les pays membres favorisant des investissements plus respectueux de l’environnement et écologiquement responsables. Il souligne également le rôle crucial de certains instruments de financement durable tels que les « green bonds » ou la « taxonomie », pour améliorer la transparence et l’efficacité des marchés mondiaux de la finance durable et aider à financer la transition vers un avenir vert et plus durable.

Lors de cet événement, il a été annoncé la mise en place d’un groupe de travail sur la « taxonomie » codirigé par l’UE et la Chine. D’autres groupes de travail sur la communication environnementale et les normes de produits écologiques sont également prévus.

La participation du Royaume du Maroc à la préparation de ce premier rapport a été coordonnée par le Ministère de l’Economie, des Finances et de la Réforme de l’Administration (Direction du trésor et des finances extérieures), avec des contributions de l’Autorité Marocaine des Marchés de Capitaux  et de Bank Al-Maghrib.

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