Les institutions de microfinance (IMF) ont connu d’importantes
mutations les ayant amenées à constituer de nos jours, particulièrement
dans les pays en développement (PED), un outil essentiel de
lutte contre la pauvreté, et de développement économique. Avec ces
mutations, il apparait que leurs missions de bancarisation progressive
des exclus du système bancaire et de fourniture de plusieurs types de
services financiers (épargne, crédit, moyens de paiement, bancassurance
et d’autres) s’opèrent dorénavant dans un environnement
empreint de réels risques susceptibles de perturber le fonctionnement
du système financier dans son ensemble. En effet, en prenant
plus de maturité, la plupart des IMF cherchent à améliorer le financement
de leur croissance, en vue d’offrir une gamme plus large de
services financiers à leurs clientèles. En procédant ainsi, elles font courir
d’importants risques à l’épargne publique, d’où l’intérêt que leur
portent, au plus haut degré, les autorités en charge de la régulation et
de la supervision du secteur financier, dans l’optique de protéger les
intérêts des clients et le système financier dans son ensemble.

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