Les comportements de stockage (stockage
involontaire durant la crise, déstockage massif,
reconstitution timide des stocks, etc.) complexifient
singulièrement la lecture de la conjoncture et
amplifient la volatilité trimestrielle de la croissance.
Mais, globalement, la croissance a rebondi au
premier semestre et le pic de la reprise est
désormais passé. Aux États-Unis, à la faveur de la
disparition des mesures exceptionnelles de soutien
aux revenus, mais portée par une demande de
main-d’oeuvre toujours forte et une épargne
accumulée encore prête à être consommée, la
croissance devrait décélérer tout en se maintenant
à un niveau confortable. Notre scénario retient un
taux de croissance moyen de 6,1%, puis de 4% en
2022, avec un biais haussier qui intégrera l’impact
du nouveau plan budgétaire une fois ses contours
enfin dessinés. En zone euro, après un rebond
solide, précoce et progressivement plus homogène
entre pays, la croissance promet encore d’être
vivace. Dans l’ensemble de la zone, l’écart du PIB
à son niveau pré-crise serait comblé au troisième
trimestre et, une fois l’effort de rattrapage épuisé,
une croissance séquentielle plus faible se mettrait
en place. Après une progression moyenne de 5,4%

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