Le sport est un empire1 dont la place et l’importance se sont développées de
manière exponentielle au cours de ces dernières décennies. À l’échelle locale
comme internationale, le sport a pris une envergure populaire, sociale, politique et
économique que les plus optimistes n’auraient imaginée. Il est regardé, pratiqué et
accueilli en grande pompe – presque – partout. Pour ces raisons, et pour les attentes
qu’il suscite, il se trouve quotidiennement au coeur de l’attention et des débats.
Par conséquent, et depuis le tournant des années 1990, les critiques à son égard se
multiplient également, les journaux spécialisés traitant désormais, à côté des
résultats, « affaires » et accusations de tout type. Opacité, scandale, omerta sont des
termes régulièrement utilisés pour décrire ce qu’il se passe sur les terrains ou au
sein des instances. L’adjectif « mafieux » est même parfois directement associé aux
pratiques de certaines fédérations sportives. Au fil des révélations, des voix se sont
élevées pour nettoyer ces écuries d’Augias, appelant à une réforme profonde, voire
forcée, d’un mode de gouvernance ostensiblement dépassé ; d’autres plaident pour
une transition plus en douceur, souhaitant que le monde du sport opère de luimême
sa mue.

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